Famille Vuilloud, Wuilloud

Armoiries

De sinople à 3 poires d’or, tigées et feuillées du même, posées en barre, rangées 2 et 1, surmontées d’une trangle d’argent, le tout entouré d’une filière d’or.

Vuilloud, Wuilloud

D’Angreville, 1868; Armorial valaisan, 1946, p.288 et pl.40; peinture à l’Hôtel de Ville de Saint-Maurice, 1971; armorial des Familles bourgeoises de Saint-Maurice, 1971.

Variante: sans la filière: monument funéraire d’Emile Vuilloud, 1889, au cimetière de Monthey. Ces armes évoquent l’origine de la famille et son nom primitif, de Pratopiri: pratum piri, le pré du poirier. Cimier: un poirier.

Origines

Cette famille fut d’abord appelée Prauperey, Properey, Praupery, en latin de Pratopiri, nom d’un hameau de la paroisse de Troistorrents, aujourd’hui Propéraz, d’où la famille tire son origine. En 1329 paraît Rodolphe, fils de Jean de Pratopiri; Perrod, fils d’Aymonet, reconnaît en 1352 tenir du comte Amédée VI de Savoie 5 pièces de terre à Massillon au dessus de Monthey; Jeannet et Genier font aussi en 1404 une reconnaissance en faveur de l’église de Collombey dont la paroisse comprend Monthey. Guillaume est reçu bourgeois de Monthey le 8 avril 1435. Le nom actuel apparaît à la fin du XVe siècle avec Perrod Vuilloud alias de Partopiri, fils de Guillaume de Partopiri et Martine Vuilloud, vivant en 1458; avec Antoine de Properey alias Vulliod, puis avec Claude Wuilliodi, notaire, curial de Monthey en 1525.

Ce nouveau nom qui deviendra définitif, passe par de très nombreuses variantes, entre autres : Villod, Villiod, Vullioud, Wouilloud. La famille donne des magistrats locaux, notamment : Jean-Michel, syndic des quartiers d’En-Bas 1728-1729; Jean, syndic de Monthey 1739-1740; Pierre-Maurice, syndic de Collombey 1787-1791; Hyacinthe-Antoine, Dr médecin de l’Université de Montpellier 1792, grand-châtelain de Monthey 1802-1810 et 1815-1832; Jean, syndic de Monthey 1817; Frédéric, vice-châtelain 1834; Gustave, vice-président du dizain 1845-1848. A l’époque moderne, la famille est plusieurs fois représentée dans les Conseils. Emile (1822-1889), de Monthey, est architecte, géomètre, peintre, musicien, professeur de dessin au Collège de St-Maurice, conseiller municipal de Monthey 1855-1859; il construit les églises de Monthey, Collombey, Aigle, Vevey. Jacques, allié à Jeanne-Marie Avanthey, s’établit vers 1718 à St-Maurice, où Jean-François, petit-fils de Jacques, né en 1752, est cité en 1804 comme ancien syndic; Jean-François, fils du précédent, est vicaire à Ardon 1826, recteur de Trient 1831, recteur de Vionnaz 1836, de nouveau vicaire à Ardon 1839, décédé en 1879. Maurice, né en 1917, conseiller municipal 1961-1969, secrétaire bourgeoisial 1961, député au Grand Conseil 1969. Etienne, allié à Joséphine Penon, fut l’auteur d’une branche établie à Sion. Henry (1884-1963), ingénieur agronome, Dr ès sciences, oenologue, professeur à l’Ecole polytechnique de Zurich, écrivain, historien, journaliste, propriétaire du domaine de Diolly sur Sion dont le nom était généralement ajouté à son patronyme. Les branches de Monthey et St-Maurice ortographient aujourd’hui leur nom Vuilloud, celles de Collombey-Muraz et Sion Wuilloud. Un rameau de Collombey, écrivant Vuilloud, a obtenu droit de cité à Genève en 1929.

Famille Voisin

Armoiries

Coupé : au I d’azur au soleil figuré et rayonnant d’or ; au II d’argent à l’aigle éployée de sable.

Voisin

Variante : l’aigle becquée, languée et membrée de gueules. Autre variante : le coupé remplacé par un chef.

Origines

Famille répandue dans les vallées d’Abondance et de Bellevaux en Chablais (Haute-Savoie), et qui a essaimé dans le district de Monthey, où des familles de ce nom apparaissent dans le recensement de 1829 à Collombey-Muraz. Les Voisins, “habitants perpetuels” à Muraz, furent naturalisés et admis à la bourgeoisie de Collombey-Muraz en 1872 avec Florentin et Maurice.

Famille Vernaz

Armoiries

D’or chapé de sinople à 3 feuilles de vernes posées 2 et 1 de l’un dans l’autre.

Vernaz

Les vernes font allusion au patronyme; les couleurs sont celles de Monthey. Communication de M. Jean Marclay, Monthey, 1984.

Origines

Famille originaire de Chevenoz dans la vallée d’Abondance, arrondissement de Thonon, en Haute-Savoie. A cette famille appartient François, né à Chevenoz en 1759, prêtre 1787, vicaire à Fessy, près de Thonon, en 1793; se réfugie en Valais d’où il revient fréquemment en Savoie pour son ministère; arrêté à Saint-Paul-sur-Evian en février 1794 et fusillé par les révolutionnaires le 22 février 1794 à Thonon. La famille a essaimé en Valais au début du XIXe siécle; François Louis Vernaz, né à Vionnaz, s’établit à Muraz. Son fils Charles Adolphe (1902-1968) est naturalisé Valaisan et reçu bourgeois de Monthey en 1933.

Les autres familles Vernaz, originaires de Chevenoz et de Marin, qui se sont établies à Muraz, n’y sont plus représentées aujourd’hui.

Photos

Famille de François Vernaz et Théolinde Borgeaud vers 1920.

Famille Vanay, Vannay

Armoiries

D’or à 3 quartefeuilles d’azur boutonnées d’or, rangées en bande, entre 2 cotices d’azur.

Vanay, Vannay

DSceau du juge Jean-François, 1796. Communication de M. Z. Schoch.

Ecartelé : au I et IV palé d’argent et d’azur de 6 pièces ; aux II et III d’azur au cerf passant d’or, le cerf du III contourné, sur une terrasse de sinople  ; sur le tout : un écusson d’or à l’aigle bicéphale, couronnée de gueules.

Vanay, Vannay

Peinture de l’époque romantique (dans la famille), rappelant les armes de Vionnaz et celles de l’Empire en souvenir, sans doute, de l’aumônier à la Cour de Vienne; collection Ritz. Variante: aux II et III sans terrasse. Ces armes paraissent inspirées de celles dela commune de Vionnaz. Cf. Armorial valaisan, 1946, p.275 et pl.40.

Origines

Vanerii, Vannery, Vanery, Vanney, Vaney, Vanay, Vaneti ; nom de métier, vannier. Famille citée dès le XVe siècle à Muraz, Vionnaz, Monthey et la vallée d’Illiez. Nicod Vaney, témoin à Muraz en 1421; Hugonet Vanery ou Vannery, notaire à Muraz, commissaire aux reconnaissances 1446-1451; Jean Vaney de Muraz, témoin en 1487 à Monthey; Claude Vanay syndic de Monthey en 1540; Vincent Vanney syndic de Monthey en 1574; Jean Vaneti, Vanery, de Vionnaz, notaire et curial 1565, et son frère Guillaume cités dans le contrat de mariage de Jacques II de Vantéry et Julienne de Platea en 1581; Nicod, fils de Bernard, épouse (1594) Claudine de Fonté, de Monthey, Nicod, de Vionnaz, notaire 1613; Jean, métral de Vionnaz 1614, épouse Bathélemie de Nucé; Jean-François Vannay, notaire, curial de Vionnaz 1673; Amédée Vanerii, curé de Muraz 1672, mort en 1703; Jean, de Vionnaz, étudiant à la Sorbonne 1680, prêtre à Vienne (Autriche) 1684, précepteur en Autriche, chevalier de l’Eperon d’or 1690, aumônier de la Cour 1698; Nicolas, officier civil de Vionnaz, mort en 1722; Jean-Christian, bourgeois de Monthey, habite Illarsaz, propriétaire aux Barges 1758; Joseph (1757-1811), de Vionnaz, chanoine de St-Maurice, curé de Finhaut 1785-1790, prieur 1795-1802, 1805-1806, 1807-1808, curé de Salvan 1806-1807, prieur de Vétroz 1808; Jean-François, notaire 1786, juge de Vionnaz 1796; Pierre, fils de Michel, bourgeois de Monthey 1798; Jean-Emmanuel (1813-1875) de Vionnaz, député 1861-1865; Michel (1931-1974) de Vionnaz, député 1973-1974; Françoise, née en 1945, de Vionnaz, députée 1973, conseillère nationale 1979. 

La famille Vanay est bourgeoise de Collombey-Muraz, la famille Vannay de Monthey, Vionnaz et Vouvry.

Famille Turin

Armoiries

D’azur à un lion dressé d’argent, langué et armé de gueules, tenant dans ses pattes une tour crénelée d’or, ouverte et fenestrée du champ, surmonté d’une étoile à 6 rais, aussi d’argent.

Turin

D’après une pierre sculptée de fourneau avec les initales E.T. (Emmanuel Turin) et la date 1801 (dans la maison Turin, Muraz); on trouve aussi le champ de gueules, le lion et l’étoile d’or, la tour d’argent (la famille Llopart, originaire de Papiol en Catalogne, bourgeoise de la ville de Lucerne 1905, porte les mêmes armes sans l’étoile, avec ces derniers émaux. Cimier : le lion des armes issant tenant la tour.)

Parti : au I d’azur à la tour crénelée d’argent ; au II de gueules à un lion dressé d’or ; le tout soutenu, en pointe, d’une terrasse d’argent chargée de 3 coupeaux de sinople.

Turin

Collection Ritz et de Riedmatten (cette dernière sans émaux). Armes parlantes ; turris, tour. Cf. Armorial valaisan, 1946, p.266 et pl.40.

Origines

Turrin. Famille originaire d’Issime dans la vallée d’Aoste et peut-être plus anciennement de Turin dont elle aurait pris le nom. Pantaléon, d’Yssime, se fixa à Muraz vers 1563 et fut la souche de la famille valaisanne encore florissante. Marie, fille de Claude de Turin (sic), ” de Muraz dans le Gouvernement de Monthey “, épouse en 1728 François-Joseph Knecht, vice-châtelain de Loèche ; Christian de Turin, orfèvre, est témoin à ce mariage ; Claude, officier de Muraz 1756 ; Jean-Pierre Gaëtan, curé de Muraz 1756, mort en 1798 ; André vend un bien à la confrérie du St-Esprit à Collombey 1759 ; Emmanuel, lieutenant, membre du Comité provisoire de gouvernement de Monthey le 26 janvier 1798, maire de Muraz sous le régime du Département du Simplon ; Pierre-Hubert laissa des avoirs à la confrérie de la Sainte-Trinité de Monthey 1800 ; Cyrille (1865-1904), notaire et avocat 1886, greffier du Tribunal de Monthey, major au Tribunal militaire ; Jules (1870-1917), capucin sous le nom de P. Protais. Emmanuel (1826-1883), de Collombey, juge au tribunal du district de Monthey 1861-1865, président de Collombey ; René (1918-1977), député 1972-1973 ; Pierre, né 1905, de Muraz, député 1953-1965 ; René, né 1921, de Collombey, député 1961-1965, 1969-1973.

Famille Tormaz

Armoiries

D’argent à une tour crénelée de gueules, ouverte de sable, sous un chef d’azur chargé d’une colombe descendante d’argent.

Tormaz

Armes modernes, 1976. La tour évoque le patronyme par sa première syllabe Tor, soit tour; la colombe représente la Confrérie du Saint-Esprit à laquelle la famille a donné plusieurs prieurs. La colombe et la tour rappellent, ensemble, Collombey-Muraz. 

Origines

Variantes : Thormaz, Torma. Vieille famille bourgeoisie de Collombey-Muraz. Amadeus Sergnières alias Tormaz est témoin dans un acte du 24 avril 1518 ; Claudius Tormaz figure dans un acte non daté du XVIe siècle. A la famille Tormaz se rattachent plusieurs ecclésiastiques et syndics. Jean-Claude Tormaz, aumônier du couvent des Bernardines à Collombey, 1753 ; syndics : Joseph 1775, Barthélémy 1783, Didier 1806-1807. On cite aussi plusieurs prieurs de la Confrérie du Saint-Esprit : Jean 1718-1720, Jean-Didier 1787-1789, Pierre-François 1807-1809. Barthélémy Tormaz est décapité à Sion en 1791 suite à l’affaire dite ” des Crochets “. Jean-Claude Tormaz, frère du précédent, a été reçu bourgeois de Monthey le 5 juin 1786. Un autre rameau de la famille de Collombey-Muraz a été agrégé à Genève en 1916.

Famille Roch

Armoiries

D’argent à 4 étoiles à 5 rais de gueules posées 3 et 1, accompagnées, en pointe, de 3 monts rocheux de sinople.

Roch

Collection Ritz; jeu de mots: des rocs. Ce sont à peu près les armes d’une famille de Vevey, éteinte au XVIIe siècle, peut-être originaire de Chaulin ou de Clarens près Montreux, dont le nom s’écrit Ros, Roz ou Rot; Gaspard Rot fut abbé de la Confrérie des vignerons de Vevey 1618; ses armes, sur la coupe des abbés de la confrérie, portent 3 étoiles sur 3 monts, sans émaux connus (Cf. Galbreath: Armorial vaudois).

Cf. Armorial valaisan, 1946, p. 215 et pl. 40.

Origines

Selon l’Académie chablaisienne (XXXII, 84), ce nom provient du prénom Roch, Rochus, illustré par saint Roch de Montpellier (vers 1293-1327); le Dictionnaire historique et biographique de la Suisse (V, 516) fait dériver ce nom du patois Roz, rouge, en latin Rufus, Ruf, d’où Roph et Roch (cf., plus loin, l’article Roux). Nom répandu en Suisse romande et en Savoie, notamment en Chablais et Valais, à Thonon, Thollon, Evian, La Touvière, Saint-Gingolph, Bouveret, Port-Valais, Collombey-Muraz. A Saint-Gingolph on note: Nicolas Ros, prieur de la confrérie du Saint-Esprit 1319-1327; Jacques Ros, prieur de la même confrérie vers 1340; Pierre Ros, curé de Saint-Gingolph 1439-1448; Guichard Ros, syndic 1525-1535, l’un des représentants de Saint-Gingolph qui reconnaissent l’autorité valaisanne 1536; un Guichard Roch obtient des lettres de communage 1552; André Roch, syndic de Saint-Gingolph 1587; Charles Roch, de Sallanches, est reçu bourgeois de Saint-Gingolph 1639; Laurent Roch, syndic 1706; Claude-Denis Roch, prêtre 1717, curé de Féternes 1729, mort 1755. Siméon (1875-1922) de Port-Valais, député 1905-1909.

Famille Riondet

Armoiries

D’azur à la colombe d’argent posée sur un mont de 3 coupeaux d’or et surmontée d’une fleur de lis aussi d’or entre 2 pointes de diamant d’argent.

Riondet

Cf. Armorial valaisan, 1946, p.213. Armorial des Familles bourgeoises de Saint-Maurice, 1971.

Origines

Le nom, qui s’écrivit Ryondet, dérive de riond, forme dialectale du vieux français réond, rond. Famille originaire de Propéraz (Troistorrents), citée dès le XIVe siècle ; elle s’est répandue à Monthey où elle donne des syndics au XVIe siècle et s’allie aux Du Fay. Une branche s’établit à Sion au XVIIe siècle et Joseph est reçu bourgeois de Chamoson en 1722. Dans ses diverses branches la famille a donné des notaires, magistrats et ecclésiastiques. Louis Riondet, forgeron, est admis le 5 novembre 1493 à la bourgeoisie de St-Maurice où il habite (20 sols mauriçois). La famille est encore représentée dans cette ville au XVIIe siècle. Des branches de la famille sont encore bourgeoises de Troistorrents, Collombey-Muraz, Grimisuat, Genève (1938), Thônex (Genève) (1954).

Famille Raboud

Armoiries

D’azur au besant d’argent accompagné en pointe de 3 coupeaux du même, au chef parti de gueules et d’argent à une fasce de l’un dans l’autre.

Raboud

Collection de Riedmatten qui attribue ces armes à la famille de Vionnaz. Variante: le chef entier de gueules à la fasce d’argent et pas de coupeaux en pointe. Collection de Riedmatten. Cf. Armorial valaisan, 1946, p.204 et pl.40.

Origines

Robbodi, Rabbodi, Rabodi, Rabbod, Rabod, Rabbo, Rabboz, Rabboud ; de l’ancien prénom Regiboldus ou Riboldus, Rabbold, Rabo. Famille de la région de Monthey qui apparaît avec Claude Robbodi en 1485, Vouterus Rabbodi de Perey en 1486, et Jean Rabboud, de Chésaux, mort avant 1487, date où sa fille Jacquemette épouse Claude Oudran, habitant Perréaz, fait une reconnaissance en faveur du duc de Savoie à Monthey (Archives de Monthey, D, 97). Bernard Rabod, vicaire amodiataire de Troistorrents 1501-1537 ; Antoine, représentant de Troistorrents lors de la dédition de 1536 ; Claude, châtelain de Chièzes 1562 ; Claude, syndic de Troistorrents 1643 ; Jean, syndic de Troistorrents 1647 ; ses filles Jeanne et Louise se marient le 2 janvier 1647 avec les frères Pierre et Louis de Monthey ; Pierre, syndic de Troistorrents 1699 ; Joseph, de Chemex, châtelain de Troistorrents 1801. Claude, fils de Claude, reçu bourgeois de Monthey 1789. Jean-Louis de Choëx, syndic de Monthey 1818 ; Adrien, de Choëx, vice-président de la bourgeoisie de Monthey 1889-1894 ; Jean, vice-président de la même bourgeoisie 1903-1904, ainsi que Clovis 1912-1916. Une branche existe à Vionnaz (et Illarsaz) où Jean-Joseph est syndic 1673 ; Elisabeth, de Vionnaz, épouse Nicolas Revenger de Bompré, lieutenant-colonel au service d’Espagne, mort 1801 à Sierre ; d’autres branches sont signalées aussi à Martigny, où Michel est syndic 1699, Saint-Maurice (XIXe siècle) et Riddes. Théophile (1909-1973), directeur de banque.

Famille Quentin

Armoiries

D’azur à une croix latine échancrée au pied fourchu fixé par 2 étais, le tout d’argent, sur un mont de 3 coupeaux de sinople.

Quentin

Poêle sculpté aux armes du chanoine Guillaume Quintin, 1611, à Valère. Emaux fixés en 1955 pour M. Marcel Quentin, Collombey, en rappel des couleurs de cette commune (communication de M. G. Cambin, Lugano, 1968). Cf. Armorial valaisan, 1946, p.204, figure, et Annales valaisannes, 1959, pp. 442-444.

La famille Brélaz, établie dans la vallée d’Abondance et la région d’Evian, porte les mêmes armes avec quelques variantes : la croix d’or, les étais remplacés par des clous de gueules, des coupeaux d’argent. Cf. J. Baud: Armorial du Chablais, ms, p.36.

Origines

Le nom a passé par plusieurs formes : Choetin, Coyntin, Quentin, Quinting, Quytin, Quintinus ; il est probablement dérivé du prénom Quentin, dont on connaît les variantes : Quantin, Quintin, Quentier, Quenton, Cantin, etc. (A. Dauzat : Les noms de famille de France, Paris, 1945, pp. 106 et 126 ; F. Fenouillet, Les noms de famille en Savoie, Acad. Chablaisienne, XXXII, p. 83). Une famille de ce nom est citée à Troistorrents depuis Colet Choetin en 1469 ; Antoine Quytin ou Quintin, notaire 1563-1577. Le patronyme se double parfois du nom Brélaz ou Brélat, qui est celui d’une famille de la Chapelle d’Abondance, et qui provient sans doute d’une alliance entre les deux familles. Guillaume Quintin ou Quentin alias Brélaz, chanoine de Sion dès 1591, successivement curé de Collombey, Sierre, St-Maurice de Laques, de nouveau Collombey, doyen du décanat de Monthey, décédé en 1624, qui soutient l’établissement des capucins et des jésuites en Valais. Pierre-Antoine Brélaz alias Quentin (1740-1768), curé de Bramois 1766. La famille est éteinte à Troistorrents, mais subsiste dans une branche établie à Collombey avant 1800, bourgeoise de la commune de Collombey-Muraz.

Famille Perroud

Armoiries

D’argent au chevron-pal d’azur cantonné en chef de 2 tourteaux du même.

Perroud

Académie chablaisienne: Armorial manuscrit du Chablais par John Baud, p. 201, d’après un cachet du XVIIe siècle. Communication de M. J. Baud, 1956.

Origines

La famille Perroud est ancienne à Abondance et à La Chapelle sur Abondance (Haute-Savoie), où elle paraît au XVIe siècle sous le nom Perrod, dérivé du prénom Pierre, et où elle se divise en nombreuses branches. L’une d’elles s’établit en Bas-Valais, à Collombey-Muraz, où elle a été naturalisée et reçue bourgeoise en 1879, en la personne de Basile Perroud, de La Chapelle.

Famille Parvex

Armoiries

D’azur à 2 peupliers de sinople issant d’une muraille d’argent, maçonnée de sable, occupant la pointe ; entre les peupliers, en chef, une colombe volante d’argent.

Parvex

Communication de M. John Baud, Académie chablaisienne, à la famille. Variante: les peupliers d’or.

De sable au chevron versé d’or soutenu d’une fasce abaissée du même.

Parvex

Ancienne marque de famille qui ferait jeu de mots par Ve soit Parvex. Cf. Armorial valaisan, 1946, pp. 190-191.

Origines

Parvet, Parveti, Parvé, Parvex, Parvey, Parvez ; probablement dérivé de parvus, parvulus, petit. Ancienne famille bourgeoise de Collombey-Muraz et, autrefois, de Monthey, qui se rattache peut-être à Pierre et Anselme Parvel, de St-Triphon, cités vers 1231-1232. Pierre Parvet, mentionné 1427, épouse Jaquemette de Lolomont (de l’Olomont, de Lalomont, Delalomont, Delolomont, famille de Muraz et Monthey) dont il eut un fils, Nicod ; Jean, notaire, 1449 ; Jean, petit-fils de Pierre, épouse Marguerite de Neuvecelle (morte avant 1551), d’Aigle, est notaire, maître es-lois, châtelain de Monthey pour le duc de Savoie 1510-1511, secrétaire du juge de Monthey 1517-1524, lieutenant du juge 1525-1535, secrétaire du gouvernal 1536-1538 ; François, fils du précédent, notaire, curial du château de Monthey 1556-1564, épouse Hippolyta de Nucé ; Guillaume, cité comme bourgeois de Monthey 1575 ; Me Claude, bourgeois de Monthey, syndic 1714, fonde une messe au rectorat de l’hôpital 1717 ; Joseph, fils d’Antoine, syndic de Muraz, prieur de la Confrérie du Saint-Sacrement 1751-1754, syndic bourgeoisial 1762, encore mentionné en 1787 comme ancien syndic de Collombey-Muraz ; Michel, syndic d’En-Bas à Monthey-Collombey 1762 ; Antoine, syndic de Muraz 1776 ; Joseph, agent recenseur 1798, châtelain de Collombey-Muraz 1803 ; Jean-Didier, notaire, 1834 ; Norbert, président de Collombey-Muraz 1853 ; Jean-Didier (1864-1939), député 1933-1937 ; Georges, né en 1927, avocat-notaire, député 1965-1969.

Photos

Famille de Camille Parvex et Angeline Turin vers 1895

Famille d’Emile Parvex et Louis Parvex vers 1920

Famille Meyer

Armoiries

Tranché au I de sable à une clé d’or posée en pal ; au II d’argent à une quartefeuille de gueules boutonnée d’or et barbée de sinople.

Meyer

Origines

Famille originaire d’Ulm (Württemberg, sud de l’Allemagne) établie à Collombey où Jean-Léonard (Johannes Leonhard Mayer), maître serrurier, est reconnu habitant perpetuel. Son fils Ernest Meyer, habitant Muraz, devient valaisan et bourgeois de Collombey-Muraz en 1871.

Photos

Famille d’Alexis Meyer et Zélie Vernaz vers 1932

Famille Jeandet

Armoiries

Taillé : au I de gueules à une colombe d’argent, becquée d’or, volant en bande vers la partition ; au II d’azur à une coquille d’or accompagnée, en pointe, d’une onde d’argent.

Jeandet

Armes modernes, 1976. La colombe rappelle Collombey; la coquille et l’onde évoquent saint Jean-Baptiste, qui baptisa le Christ dans le Jourdain. Le patronyme dérive de Jean.

Origines

Variantes du nom : Jandet, 1626, 1668, 1686, 1702, 1738, Jeandet 1638, 1710, 1763, 1813, Joandet 1647, 1676, 1708, Johandet 1625, déjà 1535, 1556, 1561. On cite aussi Claudius Johandet alias Vyonne, à Muraz 1558, Vionnyex alias Johandet 1561. Vieille famille de Collombey qui compte des syndics : Jean 1668, Jean 1676, Pierre 1702, Claude 1708, et des prieurs de la Confrérie du Saint-Esprit, Claude 1710-1713, Pierre-Guillaume 1813-1815. Des branches de la famille de Collombey ont été agrégées à Bardonnex 1914, Thônex (Genève) 1945, Aigle (Vaud) 1961.

Famille Galley

Armoiries

Coupé d’argent et d’or, sur le tout un griffon de gueules tourné à sénestre, appuyé à une tour crénelée de gueules et ouverte du champ, et tenant un coq d’azur, crêté et membré de gueules.

Galley

Diplôme de l’Officine Antonio Bonacina, Milan, XVIIIe siècle.

De gueules à la bande d’argent chargée de 3 coqs, du premier cheminant vers l’angle dextre du chef.

Galley

Portraits de Barthélémy, 1764; de son épouse, née Marie-Pétronille Ducroy; de sa soeur Marie-Cécile Galley, femme de Michel Martin, 1752; pierre sculptée de fourneau aux initiales de Barthélémy et de sa femme, 1765.

Coupé : au I de gueules à une aigle éployée d’argent flanquée de 2 étoiles à 5 rais du même ; au II d’azur au coq d’argent.

Galley

Sceau de Barthélémy sur un acte du 29 décembre 1784 (Archives de Monthey). Variantes: étoiles à 6 rais en chef, aigle bicéphale, les 2 champs d’azur, tous les meubles de gueules; portrait d’enfant, 1771: coupé d’azur à l’oiseau (aigle ou pigeon ?) essorant de gueules, flanqué de 2 étoiles à 6 rais du même ou d’or, et d’azur au coq de gueules; portraits de Jean-Fabien Guerraty et de son épouse (1751) Marie-Marguerite Galley (morte 1782), soeur du Dr Barthélémy (tous ces documents sont dans la famille Detorrenté). Armes parlantes : gallus = coq. Cf. Armorial valaisan, 1946, p. 103 et pl. 39.

Origines

Gallay. Ancienne famille considérée à Monthey, qui donna Jacques, syndic en 1557 ; Michel, notaire, syndic 1703, curial bourgeoisial 1709-1727 ; Maurice, notaire, curial 1726 ; Barthélémy, vice-châtelain, 1726 ; Marcel, notaire, curial bourgeoisial 1732 ; Barthélémy, docteur juriste, notaire, curial 1770-1776, châtelain 1779-1790.

Famille Franc

Armoiries

D’or à 3 pals de gueules, au chef de gueules chargé d’un soleil figuré et rayonnant d’or.

Franc

Fourneau de 1772 avec les initiales M.F. (dans la famille Rithner, Outre-Vièze); sceau d’Hubert Franc, 1780 (Archives Marclay, Monthey); pierre tombale d’Adolphe Franc (1836-1868). Cf. Armorial valaisan, 1946, pp. 98-99 et pl.38.

Origines

Franc alias de Cabulo ou duChâble, famille originaire de Marendeux sur Monthey, déjà citée en 1353, 1409, distincte de la famille Franc alias Karmentrand de St-Maurice. La famille montheysanne a donné plusieurs magistrats, dont plusieurs syndics : François 1599, Guillaume 1618, François 1726-1727, Joseph 1732, Hubert 1753, Joseph 1760 ; en outre, Amédée, frère du syndic François, notaire, lieutenant 1599 ; Louis, notaire, curial 1614 ; Emmanuel, vice-châtelain 1790-1808 ; Joseph-Hubert, frère du précédent, procureur bourgeoisial 1786, président de la ville vers 1800, commissaire aux fiefs 1809, assesseur 1833, épouse Sophie du Fay. Joseph, lieutenant au service d’Espagne 1778. Léon (1822-1902), chimiste et pharmacien, auteur d’études sur l’indigénat des Celtes en Valais, l’origine du mot Valais, une hache préhistorique trouvée à Vérossaz, la station de Morgins et ses environs, la généalogie Franc (manuscrit chez Mme Carraux, Sierre). Dans le clergé : Pierre, de Vouvry, capucin 1691 ; Jean-Pierre, de Collombey, recteur de Troistorrents 1681, de Monthey 1708, mort en 1720 ; César (1843-1911), de Monthey, vicaire à Monthey 1872, curé de Muraz 1874. Valentin, de Monthey, se fixa à Martigny et y acquit la bourgeoisie en 1876.

Famille Fay, du Fay

Armoiries

De sinople à la fasce d’argent, accompagnée en pointe d’un mont de 3 coupeaux d’or.

Fay, du Fay

Pierre sculptée à l’entrée du château de Châtillon, à Collombey, 1933. Lettres de confirmation de noblesse concédées par Christine de Bourbon, régente de Savoie, 1642. Panneau généalogique et héraldique des du Fay, exécuté en 1771 pour le 40e anniversaire de mariage de Joseph-Emmanuel du Fay (1702-1775) et de Marie-Marguerite du Fay de Lavallaz : Quos Sanguis jungit et Amor, au Musée de Valère, Sion. De nombreux documents publics et privés sont mentionnés dans l’Armorial valaisan de 1946, pp. 82-83. 

Ecartelé : aux I et IV de sinople à la fasce d’argent, accompagnée en pointe de 3 coupeaux d’or ; au II d’argent à l’aigle déployée et couronnée de sable, tenant dans sa patte dextre un glaive d’azur garni d’or, posé en pal ; au III d’argent à la bande d’azur, chargée de 3 étoiles à 5 rais d’argent.

Fay, du Fay

Armes des du Fay de Tannay. Généalogie 1771. Sans émaux : sceau aux armes et initiales d’Antoine-Jérôme, décédé en 1679 (archives Marclay, Monthey). Variante : au II le glaive d’argent et l’aigle non couronnée, au III les étoiles d’or sur une barre de sable : clef de voûte de 1612, pour Noble Guillaume III du Fay, banneret et châtelain de Monthey, au Crochetan.

Cf. Armorial valaisan, 1946, p.83, où de nombreux documents et des variantes de détails sont recensés, et pl.38.

Origines

Vieille famille patricienne originaire du hameau du Grand Fay (Fagetum, hêtraie) dans la paroisse de Troistorrents, représentée vers 1300 par Guillaume I, à Colleyre puis à Perreaz. Antoine I, vers 1500, s’allie à une Bernardi d’Allinges et leur fils Pierre II est reçu bourgeois de Monthey le 27 avril 1519, et épouse Hugonette Riondez, de Properey. Guillaume II parvient aux charges de syndic 1530-1531, grand-châtelain 1542-1545, banneret de Monthey en 1549 ; il acquit en 1547 les seigneuries de la Vallaz et de la Rivieraz, ainsi que la coseigneurie de Thollon, près d’Evian, puis, en 1549, de Pantaleon de Châtillon, des fiefs dans la vallée d’Illiez ; il porta dès lors le titre de Noble, qui fut confirmé par la Diète du 13 décembre 1578 (titre original aux archives de la famille, à Sion). Il avait établi sa résidence dans la maison forte du Crochetan, à Monthey ; en 1536, il figure parmi les représentants de Monthey qui adhèrent au Valais. Epoux de Marie Fabri de Sembrencher, il teste en 1555 et meurt le 13 novembre 1557. Il eut deux fils : Jean III (1553-1586), allié à Ursule Mayenchet, qui fut l’auteur de la branche aînée des du Fay de Tannay, et Pierre III (1558-1623), époux de Gabrielle de Prez, qui devint l’auteur de la branche des du Fay de Lavallaz. Guillaume III (1577-1636), fils de Jean III, fut banneret général 1603, lieutenant du gouverneur de Monthey, capitaine en Piémont, 1624 ; il acheta peu avant 1613, à la Prévôté du Saint-Bernard, la seigneurie de Tannay-sur-Vouvry, dont il porta le nom, et que ses descendants possédèrent jusqu’en 1798. Son fils Antoine II, banneret général en 1639, lieutenant du gouverneur et colonel dans le régiment Mageran en Piémont, est reçu bourgeois de Sion en 1642 ; plusieurs fois ambassadeur du Valais en Piémont, il obtint de Christine de Bourbon, régente de Savoie, des lettres de confirmation de noblesse le 24 juin 1642 (diplôme original dans les archives de la famille, à Sion) ; décédé en 1660.

Les du Fay de Tannay donnèrent à Monthey de nombreux magistrats, et occupèrent les fonctions de banneret général et banneret des élus presque sans interruption durant les XVIIe et XVIIIe siècles. Cette branche aînée de la famille du Fay s’est éteinte à Sion avec Charles-Louis du Fay (1813-1882), officier au service de Sardaigne.

Famille du Fay de Lavallaz

Armoiries

Armes de la seigneurie de Châtillon: Fascé d’or et d’azur de 6 ou 8 pièces, à la bande de gueules lisérée d’argent.

Du Fay de Lavallaz

Ces armes, relevées de l’ancienne famille de Châtillon dont héritèrent les du Fay de Lavallaz, se présentent en diverses combinaisons:

1) Coupé au I de Lavallaz et au II de Châtillon: sceau sur une lettre de 1648, de Guillaume Fay (archives de Lavallaz, Collombey). Les mêmes armes en parti avec de Montheys: peinture sur la façade du Château de Collombey, après 1739.

2) Ecartelé aux I et IV Châtillon, aux II et III Lavallaz: sceau sur une lettre de 1703, signée Lavallaz (archives de Lavallaz, Collombey). Généalogie du Fay 1771, où les mêmes armes sont interverties (Musée de Valère, Sion)

3) Coupé au I Lavallaz, au II Châtillon, les armes du Fay brochant: Ex-libris enluminé, XVIIIe siècle, pour Pierre-François du Fay de Lavallaz, né en 1741 (Comtesse, op. cit., fig. 18).

4) Coupé au I parti du Fay et Lavallaz, au II Châtillon chargé en pointe des trois monts du Fay, avec un bélier issant comme cimier: Ex-libris de Pierre-Aloys-François de Lavallaz (1755-1832), officier, puis bénédictin (Comtesse,op. cit., fig. 19). 

Origines

La branche de Collombey a pour auteur Pierre-François-Ignace (1761-1834), fils de Pierre-François-Xavier, qui fut capitaine au Régiment de Courten en France et chevalier de Saint-Louis. Son fils Maurice-Fénelon (1795-1857), capitaine de la Garde royale en France, chevalier de SaintLouis; Charles (1840-1892), fils du précédent, ingénieur, vice-président du Conseil municipal de Monthey 1869-1870, fonda la Manufacture de tabacs de Monthey en 1881; Eugène (1868-1926), neveu du précédent, fut député au Grand Conseil et conseiller national 1908-1919; Maurice (1897-1941), neveu du précédent, Dr en droit, avocat et notaire, auteur d’études sur la Société des Nations (Paris, 1926) et le Valais à l’époque romantique (Lausanne, 1930); Bernard (1899-1961), frère du précédent, directeur de la Manufacture de tabacs, président de Collombey 1932-1955, député au Grand Conseil 1933-1944, qu’il présida 1940-1942, colonel 1956. La famille du Fay de Lavallaz, en ses diverses branches, est bourgeoise des communes de Collombey-Muraz, Monthey, Ardon, Sion et Viège (cette dernière bourgeoisie a été renouvelée en 1869 et 1890). Une branche est aussi établie en France.

Famille Donnet

Armoiries

D’argent à un plant de chardon de sinople, fleuri d’azur.

Donnet

D’après une pierre sculptée, avec les initiales J.B.D., et la date de 1796 (chez M. André Donnet, professeur, Sion) ; sculpture de poêle, vers 1900, à Troistorrents ; peinture à l’Hôtel de Ville de St-Maurice, 1971 (Cf Familles bourgeoises de St-Maurice, 1971). Variante : le chardon fleuri d’or.

Coupé : au I parti d’argent et de gueules à 3 chevrons superposés de l’un dans l’autre ; au II parti d’azur à une étoile d’or, et d’argent au plant de chardon de sinople, fleuri d’azur, mouvant de 3 coupeaux de sinople.

Donnet

Sceau moderne de Me Marc Donnet, avocat, Monthey, qui reproduirait le sceau d’un Jean-Louis Donnet du XVIIIe siècle aux Archives d’Illiez (actuellement introuvables). Cf Armorial valaisan, 1946, p.80 et pl. 38, n° 1 et 2.

Origines

La famille Donnet, aujourd’hui très répandue dans les communes de Monthey, Troistorrents et Collombey-Muraz, bourgeoise de ces 3 communes, avec des rameaux de Collombey-Muraz agrégés à Versoix (Genève) en 1905, à Genève en 1918 et à Vernier (Genève) en 1962, apparaît au XVe siècle avec Jaquet Donnet, des Hauts-Epenys (Choëx), qui reconnaît en 1455 tenir en fief de l’Abbaye de St-Maurice, par albergement fait à son aïeul, un champ et un pré. La famille s’est divisée en plusieurs branches qui se distinguent parfois par un surnom : Donnet-Bron, Donnet-Corday, Donnet-Monay à Troistorrents ; Donnet-Descartes à Monthey. Jean-Louis Donnet fut reçu bourgeois de St-Maurice en 1791. La famille, en ses diverses branches, a donné de nombreux syndics, procureurs bourgeoisiaux et paroissiaux, châtelains abbatiaux de Chièze, conseillers municipaux et bourgeoisiaux, ecclésiastiques. Jean-Joseph Donnet (1825-1907) fut président du conseil bourgeoisial de Monthey 1873-1889 ; Eugène (1890-1940), Dr méd. vétér., auteur d’études sur Pierre et Barthélémy Guillot (Annales valaisannes, 1940 et 1943). André, de Troistorrents, né en 1913, Dr ès lettres de l’Université de Genève 1942, directeur de la Bibliothèque et des Archives cantonales du Valais 1941-1968, président de la Société d’histoire de la Suisse romande 1960-1963, président de la Société d’histoire du Valais romand 1967-1973, professeur à l’Université de Lausanne 1968, historien, fondateur de Vallesia, bulletin annuel de la Bibliothèque et des Archives cantonales du Valais 1946, et de la Bibliotheca Vallesiana 1962.

Famille Diaque

Armoiries

De gueules à une fasce d’or chargée de 3 flammes du premier, accompagnée de 3 coquilles d’argent, 2 en chef et 1 en pointe.

Diaque

Communication de M. R. Meylan (Marvil), Pully-Lausanne, 1961, d’après les archives de l’Académie chablaisienne à Thonon.

Origines

Famille de Collombey-Muraz, admise à la bourgeoisie de cette commune au XIXe siècle, originaire de Villar d’Arêne dans les Hautes-Alpes, par Hilaire Diaque, douanier de station à Muraz durant le régime français. Ses enfants, “habitants perpétuels”, obtiennent le droit d’exercer leurs droits civiques dans la commune de Collombey-Muraz en 1856. Ils sont admis citoyens valaisans et bourgeois de Collombey-Muraz en 1871-1872. Un rameau de la famille de Collombey-Muraz a été agrégé à Genève en 1935.